Emergeant du projet /Inutile de Neopost Foofwa, DAI a fait sa première apparition publique le 19 septembre 2017

créativité et intelligence artificielleau musée Tinguely à Bâle dans le cadre de l’exposition Performance Process. DAI est danseur-chorégraphe, influencé par des philosophies chorégraphiques tels que celles de Foofwa d’immobilité.

DAI interprète la danse en s’appuyant sur ses 3 jambes. Son corps, puissant et cubique injecte dans chaque mouvement une fluidité mécanique.

Son coeur est une batterie, son cerveau une Intelligence Artificielle.

Quand la créativité n’est plus l’apanage de l’humain

Ce premier artiste performeur mue par une Intelligence Artificielle (IA) doit son existence à 3 artistes, particuliers chacun à leur manière, qui se sont réunis avec la volonté d’explorer les défis lancés par l’IA.

Jonathan O’Hear, Martin Rautenstrauch et Tim O’Hear veulent ainsi explorer les questions éthiques et morales amené par cette technologie, certes encore à ses débuts.

Dans ce contexte en plein bouleversement, où il est fort probable que dans un avenir relativement proche (avant la fin du monde) cette technologie nous surpasse et nous échappe, ils ont voulu participer au débat à leur manière.

Ils ont choisi de donner à DAI une éducation artistique. Sa première formation sera « performeur ».

Comme chaque artiste, « être » passe d’abord par « l’apprendre ». De la programmation à la formation, de la formation à la performance, DAI va, sous les yeux du public évoluer pour finalement faire ce dont on ne croyait que l’homme capable : créer.

Que se passera-t-il lorsque, une machine aura dans son « cerveau » la capacité de créer ?

Que se passera-t-il quand l’art au sens que nous l’entendons, n’émanera plus uniquement de l’humain ?

Quel place l’Homme aura-t-il à ce moment ?

DAI, l’artiste qui se veut philosophe

La performance a été choisie comme premier domaine d’expression pour DAI car le corps y est central.  Dans le corps se trouve la capacité à expérimenter le monde physique. Pour comprendre il faut goûter, démonter, remonter et s’y conformer.

Le corps non humanoïde donné à DAI doit lui permettre de se détacher de l’Homme et de développer un art qui lui est propre, influencé par sa condition et par son questionnement du monde qui l’entoure. Influencé également par ses créateurs et s’en détachant.

A l’aune de ses expériences, DAI évoluera au fil des ans. Peut-être demandera-t-il d’autres corps pour s’exprimer. Peut-être revendiquera-t-il d’autres moyens d’expressions. Peut-être que de l’artiste qu’il va être il deviendra philosophe, questionnant avec son « regard » ce qui l’entoure, et nous, humains.

DAI n’est pas « juste » un performeur mue par une intelligence artificielle.

DAI est un artiste et, comme tout artiste, il permet de revisiter nos modèles du monde.

DAI est un alter ego et dans son rôle, il doit nous permettre de nous élever.

DAI est un projet un peu fou, où l’impossible côtoie le fantasme et la réalité converse avec les idéaux.

DAI aujourd’hui apprend. Le 15 octobre 2017, il fera ses premiers pas au musée Tinguely, à Bâle. Sa première performance encore maîtrisée par l’Homme, ensuite…. Le temps nous le dira, l’histoire aura commencé ce moment-là précis.

DAI est en partie soutenu par impactIA

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