… et dont, bizarrement, on n’entend pas encore vraiment parler

Les débuts comme dictionnaire

Deepl, ça sonne comme un vaisseau spatial en mission au travers de la galaxie.

Une mission qui a débuté en 2007, quand Gereon Frahling, chercheur, quitte Google pour se consacrer avec son ami Leo Fink, à la programmation d’algorithmes. Ils collectent les traductions sur le web et programment des systèmes d’apprentissage machine pour vérifier leurs qualités.

Linguee fait ses premiers pas, reconnu rapidement comme  « LE » dictionnaire utilisé par les traducteurs. Il ne donner pas une simple traduction mais la place dans le bon contexte pour proposer LA bonne traduction. Il s’appuie pour cela sur des textes déjà traduits.  500 linguistes à ce jour l’affinent et en assurent la qualité.

Techniquement balèze

Deepl émerge  le 29 août 2017, basé sur l’incroyable base de données de Linguee. Il dame immédiatement le pion aux Google traduction, Microsoft et Facebook par sa qualité bluffante. L’outil utilise pour se faire un super calculateur basé en Islande, capable d’effectuer plus de 5 100 000 000 000 000 opérations par seconde pour enchaîner ses algorithmes.  Il reconnait automatiquement la langue source, contextualise, corrige ses erreurs et s’optimise.

Il est apte à traduire du Molière, l’exposé en allemand à rendre de votre enfant (sa moyenne va exploser le plafond), des rapports indigestes (pour l’indigestion par contre, désolé, il ne pourra rien faire) et mes tournures de phrases alambiquées qui font que, au bout du compte, après réflexion, vous êtes en train de vous dire que vous ne savez même plus de quoi on parle à force de ne pas mettre de point dans cette fichue phrase et de l’entrecouper de parenthèses sur parenthèses (ouf ! mais vous pouvez tester dans votre langue préférée… ça marche !).

Deepl, n’est pas encore parfait. Pour l’instant, il est juste bluffant. Là où les Goliath traduisent le plus souvent mot par mot littéralement, il dégaine son ingéniosité. Aujourd’hui vous pouvez traduire en français, anglais, allemand, espagnol, italien, polonais et néerlandais. Demain vous pourrez frimer en russe, japonais et mandarin.

Si on imagine Deepl allant un peu plus loin et appliqué à la reconnaissance vocale, il est possible que les barrières de la communication humaine explosent très prochainement. Autant dire qu’un nouveau métier est mort : traducteur !