Après l’entrepreneur, l’entrepreneur social, le serial entrepreneur, l’auto-entrepreneur et l’intrapreneur (je n’ai oublié personne ?????), voici une nouvelle espèce qui va devoir émerger et pas seulement dans le monde entrepreneurial : l’intra-digitalpreneur (tadammmm !!!!!!!).

Bref, une personne à l’esprit tordu de l’entrepreneur (celui qui saute et construit l’avion lors de sa chute avec un optimisme déconcertant), qui travaille au sein d’une structure (qui a eu l’intelligence de lui laisser sa part d’autonomie comme garantie de son engagement) et qui fait de la digitalisation les opportunités de développer et de fabriquer sa valeur ajoutée.

Le train s’accélère

En faisant simple, ni vous ni moi ne sommes très sûrs que le travail que nous faisons aujourd’hui existera encore demain. Nous ne sommes pas non plus très sûrs que notre travail évoluera et que nous ferons partie de l’évolution. Cependant, ce que nous savons avec certitude, c’est qu’il viendra un moment où tout s’accélérera très rapidement et qu’il sera préférable d’être à bord du train plutôt qu’à quai.

L’intra-digitalpreneur, il a bien compris que lui, le train, il l’aime vraiment beaucoup, beaucoup.  Il a surtout compris que ça risque plutôt d’être un TGV. Son avenir il le voit ainsi :

« Pour mon confort personnel et pour diverses autres raisons, je suis mieux à l’intérieur d’une structure avec une marge de manœuvre. Ne soyons pas fous et naif, une partie variable de mon travail sera automatisée et une partie de nouvelles choses sera créée… Peut-être que je peux en reprendre une partie mais pour cela, je dois pivoter et me déplacer vers d’autres gares sur la même ligne, ou même sur d’autres lignes…. peut-être que je devrais même prendre plusieurs trains ».

Le marché digital

Notre intra-digitalpreneur prendra donc le train qu’il préfère : celui qui l’emmène sur des chemins inconnus, il réfléchira aux domaines automatisables de sa profession actuelle et verra où il peut être la valeur en plus. Il construira un nouveau chemin, où les possibilités de la digitalisation lui serviront de balises. Il ira même voir son employeur avec une formation ou des propositions qu’il trouve appropriées et en négociera les déroulements.

Et si ce dernier n’en voit pas la pertinence ? Notre intra-digitalpreneur trouvera une formation dans des conditions adaptées à sa situation avec un petit sourire en coin : si l’employeur n’y voit pas d’intérêt, gageons que les jours de survie de l’entreprise sont comptés.

Et des solutions adaptées il pourra faire son marché, entre MOOC dans les plus grandes universités, réalité virtuelle et altérée, serious game, forum, webinar, il pourra se déplacer d’un endroit à l’autre en adaptant ses besoins à tout son contexte.

Bouger vers d’autres horizons

La curiosité et la réactivité de l’intra-digitalpreneur lui permettent de s’y retrouver. Dans la jungle digitale, il a beau ne pas tout comprendre, il a toujours une solution pour trouver le mode d’emploi, une amie qui peut l’aider à aller un peu plus loin, un ami qui lui expliquera comment utiliser cela, un article qui le met sur la bonne voie et qui sort lorsqu’il interroge ses amis google et autres consœurs,

Il est actif et réactif car sur les quais, il sait que ça va vite devenir bondé.

Etre intra-digitalpreneurs, la condition sine qua non pour un travail demain ?

Il est aujourd’hui complexe de prédire comment le monde du travail évoluera. Bien malin qui peut dire avec certitude ce que sera demain dans 5 et 20 ans.

Cependant, dans un monde où tout le monde s’accorde à dire que 40 % des emplois seront automatisés d’ici 2030, le manque de réactivité pourrait être fatal tant pour l’entreprise que pour l’employé.

Il devient essentiel pour tout le monde aujourd’hui de sauter dans les trains qui nous amènent à demain.

Et peut-être de revisiter sa posture de « travailleur », en se vivant comme un entrepreneur, quelle que soit la structure dans laquelle on évolue.

Prêt pour le voyage ?